La semaine dernière, j'ai raconté ici que la radio avait pris une vraie place dans ma vie. Il est temps d'expliquer pourquoi j'ai décidé d'en parler sur un blog consacré à l'accessibilité numérique.
Comment on en est arrivés là
Tout a commencé par une proposition d'Adeline, qui nous a invités, mon mari Damien et moi, à participer une fois ou deux à son émission sur RQC, Radio Qui Chifèl, une radio associative de Mouscron, juste de l'autre côté de la frontière. Adeline, justement : c'est chez nous, à Urbilog, qu'elle s'est formée à l'accessibilité numérique, avant de poursuivre son parcours dans une autre structure du secteur. Le pont entre radio et accessibilité, avec le recul, était déjà là dès la première invitation.
Damien a immédiatement accroché. Une émission, puis deux, puis trois. Aujourd'hui il en anime quatre et occupe le rôle de responsable éditorial, après trois ans et demi de fidélité au poste.
Moi, j'ai mis plus de temps : quelques apparitions, quelques pastilles, jusqu'à ce qu'on ait envie, l'été dernier, de lancer notre propre rendez-vous hebdomadaire. « Y'a du soleil, et puis deux gars » est né comme ça : deux heures de feel-good le mardi soir, de la musique qu'on aime, un peu de presse people pour rire, des questions à la manière des magazines d'été, parfois des invités.
On a remis ça cette année, avec en plus deux formats spéciaux : une émission de deux heures pour la journée mondiale de lutte contre le VIH, et une journée entière, de 9h à 22h, pour la journée internationale de la radio.
Au-delà du micro
Ce que je dis rarement, c'est que mon engagement dans cette radio associative dépasse le micro. J'en suis aussi le secrétaire. Et c'est dans ce rôle que j'ai porté une idée qui, avec le recul, dessinait déjà le pont que je cherche à faire ici : « Prends l'antenne ! », un projet d'ateliers pour des personnes suivies par des CPAS ou des foyers de jeunes, pour les remettre au contact de la vérification de l'information, de sa construction et de sa diffusion. J'ai déposé une demande de subside auprès du CSEM belge pour le concrétiser. J'y reviendrai plus en détail dans un prochain article.
Le déclic
Le vrai déclic, pourtant, est venu d'ailleurs : un podcast que nous avons monté sur la santé mentale au travail, construit à partir de témoignages de collègues d'Urbilog. En le préparant, je me suis heurté à des questions très concrètes. Ce podcast, quelqu'un qui n'entend pas peut-il y accéder sans transcription ? Quelqu'un qui ne peut pas naviguer à la souris peut-il retrouver le passage qui l'intéresse sans chapitrage ? Une voix, seule, suffit-elle à inclure tout le monde ? Je me suis rendu compte qu'il y avait tout un champ à explorer, et que les passerelles entre cette activité radio et mon métier d'accessibilité étaient bien plus nombreuses que je ne l'imaginais.
La suite
C'est ce que cette rubrique va explorer dans les semaines qui viennent : l'accessibilité des podcasts, la notion de radio inclusive, et ce que des années de direct m'apprennent sur l'écoute.